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Une Surprise « Royale »

Être journaliste est décidément un métier plein de surprises. En repérage à la Cité de l’Automobile à Mulhouse qui servira pour de prochains tournages, l’équipe de TourismInfo a assisté à un moment unique par le plus grand des hasards. 

« Vous avez une caméra avec vous ? » nous demande Brice, le responsable des ateliers de restauration de la Cité de l’Automobile, lors du repas. Par chance, nous en avions deux puisque l’on devait tourner un reportage plus tard dans la journée. Il nous dit qu’ils vont faire rouler la célèbre Bugatti Royale « Coupé Napoléon » cette après-midi et que l’on peut y assister.

La Bugatti Royale date des années 1930 et c’est la voiture personnelle d’Ettore Bugatti, rien que ça. Après une révision approfondie, elle a eu le droit de prendre l’air. C’est l’une des voitures des plus imposantes que j’ai dû voir dans ma vie. A l’époque elle ne sera vendue qu’à six exemplaires car elle était bien trop chère pour tous les aristocrates durant la période de Grande Dépression.

Dernières vérifications avant de prendre la route

Toute l’équipe s’active autour de la voiture avant de la faire rouler. Le niveau d’huile, l’essence, la pression des pneus…tout passe en revue. La voiture est bichonnée avant de ronronner. Sortir la voiture des ateliers est une manœuvre qui mérite tout autant d’attention. Pas question que la Grande Dame se heurte à un encadrement de porte. Guidage au millimètre…

NIVEAU ROYALE

Arrivée dans la cour, la voiture se met en route. Un peu de fumée s’échappe mais  ce n’est rien d’alarmant. L’équipe mécanique termine le « check up » ….. Rien d’anormal, sauf un petit bruit dans le moteur qui l’inquiète… Un bruit qu’elle ne faisait pas auparavant, ou pas si prononcé en tout cas. Mais elle pourra rouler quand même.

SURPRISE ROYALE

Brice monte dans la Bugatti Royale pour la conduire jusqu’à l’autodrome où elle fera quelques tours. Je suis invitée à monter à ses côtés pour faire quelques images. Bertrand, l’un des mécaniciens de l’équipe, se met au volant d’une Jeep, une autre voiture mythique de la Cité de l’automobile et nous accompagne sur la piste. Le véhicule nous servira par la suite pour les travelling vidéo. Un virage serré est à négocier avant de rejoindre l’autodrome. Notre chauffeur manie la grande dame avec précaution et essaie de prendre le virage assez large mais ça ne suffit pas, il faudra s’y reprendre à deux fois. Il me demande si cela passe de mon côté et accélère une fois le portail franchit. « C’est la voiture de Monsieur Bugatti et moi je la conduis. C’est fou ! » me confie t-il. En voilà un passionné !

Une fois sur l’autodrome, plus rien n’arrête la voiture. Je suis surprise par la conduite qui est plus qu’agréable, à l’avant en tout cas, car une fois passée à l’arrière je remarque que cela secoue beaucoup plus. Tout le monde est sous le charme. Cette voiture a tellement de prestance quand elle est en mouvement qu’il serait dommage de ne pas la faire rouler.

Brice nous confiera: « le jour où je ne trouverai plus ça beau, je crois que je pourrai arrêter mon travail ».

 

Morgane Stemmelin

 

 

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